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𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐝𝐢𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐨𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞

By 11 décembre 2024 No Comments

𝐂𝐞 𝟗 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐚 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐥𝐚 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐝𝐢𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐨𝐜𝐢𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐛𝐞𝐥𝐠𝐞.

Une journée que j’ai imaginée et portée avec conviction, et qui, depuis maintenant quatre ans, nous permet de nous souvenir, réfléchir et transmettre.

𝐒𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫, pour honorer les millions de vies brisées par la haine et l’intolérance.

𝐑𝐞́𝐟𝐥𝐞́𝐜𝐡𝐢𝐫, pour comprendre les mécanismes qui ont mené à ces tragédies.

𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞, pour que jamais cette mémoire ne s’éteigne, et que les générations futures puissent apprendre de notre passé.

Chaque année, cette journée nous invite à commémorer l’ensemble des génocides reconnus : les Arméniens, les Assyriens et les Grecs pontiques, les victimes de l’Holodomor, de la Shoah, des Khmers rouges, de Srebrenica, et les Tutsi du Rwanda.

Ces génocides, bien que distincts dans leur histoire, partagent une même origine : l’intolérance poussée à son paroxysme. Une intolérance qui transforme les différences en motifs de persécution, de déshumanisation et d’extermination.

𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜̧𝐚 : un vœu que nous prononçons souvent, mais qui reste fragile.

L’histoire, malheureusement, n’a cessé de nous rappeler que cette vigilance ne doit jamais faiblir. En témoigne ce qui se passe encore aujourd’hui dans certaines régions du monde. Des Ouïghours, persécutés en Chine, aux populations déplacées et massacrées en Afrique de l’Est, en passant par les tragédies plus récentes du Haut-Karabakh

Ces génocides doivent aussi être une leçon. Une leçon sur le pouvoir des mots, qui précèdent toujours les actes. Une leçon sur l’importance de résister à la banalisation de la haine, qu’elle soit raciale, ethnique ou religieuse. Et une leçon sur la nécessité de bâtir des sociétés inclusives, où les différences ne divisent pas mais enrichissent.

Aujourd’hui, alors que nous honorons la mémoire des victimes, je souhaite également rendre hommage aux survivants. Leur courage, leur détermination à reconstruire leur vie et leur volonté de témoigner font d’eux des gardiens de cette mémoire, des passeurs d’espoir.

Mais leur témoignage ne suffit pas. Il nous incombe, à nous aussi, de porter ce flambeau. Nous devons éduquer, transmettre, sensibiliser. Nous devons éveiller les consciences, ici en Belgique et ailleurs, pour que chaque citoyen soit vigilant face aux germes de la haine et de l’exclusion.

Comme le disait Winston Churchill : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »

Alors, n’oublions pas. Rappelons-nous que la barbarie ne connaît pas de frontières. Elle commence toujours par des mots, par des idées. Elle s’immisce dans les discours, dans les mentalités, jusqu’à se concrétiser en actes.

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