Aujourd’hui à la Chambre, la nouvelle Ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, présentait sa note d’orientation politique. Il s’agit là d’un passage obligatoire pour tout Ministre au début de son mandat : sa feuille de route politique.
A l’issue d’une longue présentation, nous avons eu l’occasion de débattre sur nos priorités pour les mois à venir.
Pour ma part, je suis revenu sur de nombreux dossiers :


𝐋𝐚 𝐠𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐔𝐤𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞, qui a considérablement modifié les relations internationales et qui doit nous inciter, au sein de l’Union européenne, à nous unir davantage et à défendre nos valeurs fondamentales. Aucune impunité ne peut être accordée à ceux qui les enfreignent. Cette guerre ne doit néanmoins pas occulter les autres conflits dans le monde, où certaines populations agressées sont abandonnées à leur sort.


𝐋’𝐚𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐧𝐢𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐀𝐳𝐞𝐫𝐛𝐚𝐢̈𝐝𝐣𝐚𝐧, dans l’indifférence de la communauté internationale. Il ne peut y avoir de deux poids deux mesures. Le peuple arménien est attaqué, et il doit être défendu. J’ai plaidé pour que, au-delà des mots, des mesures concrètes soient prises, telles que des menaces de sanctions.


𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞, à un tournant de son histoire, à l’heure où plusieurs pays sont candidats à l’adhésion. Face à l’urgence de la situation (conflits, énergie, sécurité, santé…), le dialogue avec les pays européens non-membres de l’UE doit être renforcé.


𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞, où la lutte contre le terrorisme, la maîtrise de la démographie et la gestion des conflits sont primordiales. Nous devons renforcer nos partenariats sans attendre, car d’autres puissances, comme la Russie, y sont déjà proactives. Là aussi, nous devons promouvoir les valeurs fondamentales et œuvrer pour la paix.


𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐀𝐬𝐢𝐞, où les tensions croissantes, notamment autour de Taiwan, représentent des menaces pour la stabilité du monde. Là encore, la diplomatie et le dialogue doivent rester mobilisés.
Au-delà de ces quelques gros sujets, nous avons évoqué de nombreux enjeux auxquels notre monde devra faire face dans les mois à venir.
La Belgique aura un rôle à jouer. Dans quelques mois, nous aurons un siège au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Début 2024, notre pays présidera l’Union européenne. Des leviers importants que nous devrons utiliser pour peser sur les grandes décisions ! J’y veillerai, au sein de la commission des Relations extérieures.
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