Les accords commerciaux entre l’Union européenne et nos partenaires extérieurs sont primordiaux. C’est grâce à eux que nous pouvons élargir notre marché d’exportations, mais aussi diversifier nos sources d’importations. Ce qui est crucial en cette période trouble sur le plan économique.
Ces accords doivent être ratifiés par l’ensemble des États membres de l’Union pour entrer en vigueur. Pour ce qui concerne la Belgique, ce sont toutes les entités fédérées qui doivent marquer leur accord.
Chaque région, chaque communauté cherchant à maximiser ses intérêts, la Belgique se retrouve donc systématiquement dans les mauvais élèves en termes de ratification, avec un retard considérable qui pénalise toute l’Europe.
Il faut se souvenir qu’à force de vouloir le beurre et l’argent du beurre, on risque de ne se retrouver qu’avec… le sourire crispé de nos partenaires. Le beurre et l’argent, eux, seront partis ailleurs.
Ils ne nous attendront pas. Ne laissons pas d’autres puissances nous passer devant et prendre notre place.
Il en va de la survie de nos entreprises. Il en va de notre prospérité. Alors avançons ! Ne perdons plus de temps et ratifions ces accords ! Rappelons-nous que 60 à 70% de notre commerce se fait au sein du Marché Unique, et qu’il est donc crucial, si on veut créer de la prospérité pour nos entreprises ; d’ouvrir de nouveaux marchés et de nouveaux accords commerciaux au-delà de l’UE. Les crises du covid et de l’énergie nous ont démontré l’importance d’une diversification de nos importations pour assurer notre autonomie stratégique.
Voilà, en substance, le discours que j’ai tenu, ce matin, lors d’un débat sur le sujet à la FEB.
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